Principes et arguments pour déradicaliser les musulmans fondamentalistes. Réflexions et actions réalisées sans armes, sans haine, sans violence dans un objectif de paix et d'harmonie.

  • Qu'est ce que la radicalisation ?

    Définition

    Qu'est ce que la radicalisation ?
    Le mot radical vient du mot racine. La radicalisation d'un musulman est un retour aux sources et aux bases fondamentales de l'islam en appliquant de façon littérale les versets du Coran.
  • Les principes de la déradicalisation

    Le champ d'action

    Les principes de la déradicalisation
    Un terroriste islamique était à l'origine innocent et pacifique. Il a suivi un chemin et des thèses qui l'ont conduit vers la violence et l'intolérance. La déradicalisation consiste à suivre le chemin inverse et développer une contre-argumentation.
  • Faire appel à l'intelligence plutôt qu'à la violence

    Les arguments

    Faire appel à l'intelligence plutôt qu'à la violence
    Les connaissances, le savoir, la logique, les faits scientifiques peuvent démontrer que les bases et les versets incohérents du Coran ne peuvent être l'oeuvre d'un dieu omniscient
  • Retrouver un sens à la vie

    La finalité

    Retrouver un sens à la vie
    La plupart des personnes qui se radicalisent trouvent dans leurs croyances une sublimation de leur vie terrestre. Si une multitude d'arguments peuvent convaincre les fondamentalistes qu'ils oeuvrent pour une cause injuste et infondée, il faut aussi leur proposer de retrouver les bases morales et vitales de leur destinée.

Les bases philosophiques de la déradicalisation pacifique :


"Il ne sert à rien de se battre.

Il vaut mieux convaincre que vaincre car celui qui est convaincu est vaincu alors que celui qui est vaincu par la force n'est pas convaincu !”

[Proverbe africain]

"On peut convaincre par la force de la vérité
On ne doit pas imposer la vérité par la force."
[Mathieu Ricard]

Ces jours à Londres

Pour des raisons de préférences familiales, j'ai été amené à passer quelques jours à Londres à l'occasion du week-end du premier mai. Même si je préfère ma campagne française profonde et l’air pur de ses terroirs à celui du métro souterrain de la capitale britannique, la grandeur des parcs londoniens m'a agréablement surpris par leurs dimensions et leurs espaces. J'y ai rencontré quelques écureuils intrépides qui n'étaient pas farouches mais très esseulés. J'ai eut la confirmation de ce que je savais déjà : les moineaux ont disparu des terre plein, des terrasses et des squares Londoniens mais cette biodiversité a été remplacée.

Un véritable kaléidoscope d'ethnies

Je n'étais pas venu à Londres depuis plus de 30 ans. C’est prioritairement la jeunesse qui circulait dans les rues qui a marqué nos esprits, mais ce qui m'a le plus interpellé c'est l'aspect cosmopolite de la population. A la veille du dernier match dans le stade mythique de Tottenham qui allait être détruit, la population rencontrée dans le quartier à proximité n’était pas indigène. Avec beaucoup de douceur et un grand sourire, un noir évangéliste costumé distribuait des prospectus à l’arrêt de bus. Même si les trois jeunes femmes voilées qui me précédaient ont très vite jeté à terre les imprimés infidèles, c’est avec beaucoup de respect que l’échange s’est effectué. Effectivement à aucun moment nous nous sommes sentis en insécurité. Aucune tension et pas moins d’irrespect ne semblait affecter toutes ces personnes d’horizons et d’aspects différents. Mais n’est-ce pas là le calme avant la tempête ? Les restaurants et les pubs étaient remplis de personnes en activité mais qu’en sera t-il demain lorsque la prospérité verra s’éloigner les prix planchers du pétrole et les taux records de prêts sur les marchés ? Ne dit-on pas que les chevaux se battent lorsqu’il n’y a plus de foin dans les écuries ? Comment toutes ces communautés pourront-elles ensemble être confrontés aux difficultés économiques qui ne manqueront pas d’arriver ?

Rencontres d’une quinzaine de types.

Telles les corbeaux de la reine encagées à proximité de la tour de Londres, en une après midi d’un vendredi commun, j'ai croisé et apperçu pas moins de 14 jeunes femmes en niqab. Même entièrement voilées de noir avec pour seul identification un trait de regard, il est aisément possible de distinguer le corps d'une jeune jeune de la silhouette et de la démarche d'une personne âgée. Interdites dans l’espace public français, elles sont ici acceptées dans un univers de tolérance affirmée et revendiquée. Mais comment accepter des personnes radicalisées qui croient dur comme pierre que le Coran est la parole incréé d’un dieu qui ordonne de couper la main aux voleurs, qui demande de frapper de 100 coup de fouet les fornicateurs, qui assume le fait que la parole d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme, qui autorise les maris à frapper leurs épouse s’ils craignent leur indocilité, etc.

Chaque fois que je croise une personne voilée je pense à tout cela mais aussi à la sourate 60 et son quatrième verset : “Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul”. Comment accepter la revendication affirmée d’une inimitié et d’une haine envers les autres ? Comment accepter que toute critique soit considérée comme une forme de racisme ou d’islamophobie ? Personnellement, je n’ai aucune inimitié ni aucune haine à l’endroit de ces femmes ou des ces hommes qui sont pour moi comme des alcooliques, des cancéreux ou de toutes ces personnes addictes au tabac ou à toute idéologie. En s’opposant à l’alcool, au tabac et au cancer on ne hait pas les personnes qui en sont affectées. Les tabacologues ou les cancerologues s’opposent au mal qui ronge leur patients en recherchant des solutions qui puissent les sortir de leurs emprises. Il y a parfois des réponses, des remèdes, des découvertes ou des solutions qui permettent l’extraction du mal ou de la dépendance. Comment ceux qui croient au créationnisme, malgré la découverte récente de l’ADN et des preuves scientifiques de l’évolution des hommes, peuvent-ils continuer à croire ce qu’ils ne peuvent voir ? Il suffit de les en informer. Sans cette action de formation et d’information revendiquée, il continuera de se passer ce qui se passe.

Pendant ce temps là, à quelques kilomètres du centre de Londres, une jeune femme qui menaçait de se faire exploser à été tuée et une course poursuite s’est déroulée dans les rues de Londres pour rechercher des terroristes qui voulaient faire exploser leurs revendications sous couverts de leurs croyances.